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François-Xavier Pinte : un parcours hors du commun
Les incendies qui ont frappé l’Europe ces derniers mois, notamment celui des Hautes Fagnes, rappellent que la Belgique n’est pas à l’abri des feux de forêt. Face à l’intensification de ces phénomènes et à la nécessité d’intervenir toujours plus rapidement, quels moyens notre pays doit-il mettre en place ? François-Xavier Pinte nous livre son regard sur les défis auxquels la Belgique devra se préparer.François-Xavier s’est passionné très jeune pour l’aviation. Après une formation de pilote au Québec, il a travaillé dans l’aviation de ligne, puis effectué des missions d’ambulance aérienne et de ravitaillement dans des zones de conflit, notamment pour des programmes liés aux Nations unies et à des ONG. Il s’est ensuite spécialisé dans la lutte aérienne contre les incendies. Il pilote aujourd’hui des Q400 Fire Tankers au Canada et en Australie. Il est également formé comme expert du comportement du feu et instructeur sur avion-citerne.L’incendie des Hautes Fagnes et les nombreux feux qui ont touché l’Europe cet été montrent que nos régions ne sont plus épargnées. Quels enseignements devons-nous tirer de ces événements ?Il faut se rendre à l’évidence : la Belgique ne dispose pas encore d’une doctrine nationale cohérente pour faire face à ce nouveau risque. Nous n’avons aujourd’hui ni l’appui aérien nécessaire ni suffisamment de pilotes spécialement formés à la lutte contre les feux de forêt.Nos pompiers au sol sont très compétents et bien équipés, mais les moyens aériens qui devraient soutenir leur action font encore défaut. Or ceux-ci sont indispensables pour ralentir la progression du feu et éviter qu’il ne prenne rapidement de l’ampleur.Tu insistes sur la nécessité pour la Belgique de se préparer dès maintenant. Quelles devraient être les priorités : la formation, la coordination des secours, le choix des appareils ou encore la détection précoce des départs de feu ?Une priorité serait de définir sur papier une doctrine nationale cohérente, validée par les autorités compétentes et partagée par l’ensemble des services concernés.La mise en place d’une protection aérienne fiable et d’un niveau de compétence suffisant pourrait prendre près de cinq ans. La Belgique dispose d’excellents pilotes, mais la lutte aérienne contre les incendies est une discipline très particulière, qui exige une formation conséquente. La formation des pilotes et la coordination entre les équipages et les équipes au sol doivent donc commencer dès maintenant.Tu évoques également la mise en place d’une “veille citoyenne”. En quoi consisterait-elle concrètement ?Un départ de feu détecté et pris en charge dans les trente premières minutes a beaucoup plus de chances d’être maîtrisé.Des pilotes volontaires d’ULM, de paramoteurs, de planeurs, d’hélicoptères ou de petits avions pourraient être formés à reconnaître un départ de feu et à le signaler immédiatement par un canal clairement défini. Ils deviendraient ainsi les yeux des services de secours.Même si, en Belgique, les conditions les plus critiques se concentrent encore sur un nombre limité de journées par an, la sensibilisation et la formation de ces observateurs permettraient d’augmenter considérablement nos capacités de détection.Tu expliques qu’un Canadair ne serait pas nécessairement la solution la plus adaptée à la Belgique. Quels moyens aériens faudrait-il privilégier dans notre pays et, plus largement, dans le nord de l’Europe ?Le Canadair doit pouvoir écoper sur une étendue d’eau suffisamment longue, dégagée et située à proximité de l’incendie. Les possibilités sont très limitées en Belgique. Les lacs de l’Eau d’Heure pourraient éventuellement convenir, mais uniquement pour des feux situés dans leur voisinage.Il faudrait plutôt disposer d’avions terrestres capables de larguer du retardant, ainsi que d’hélicoptères bombardiers d’eau pouvant intervenir rapidement sur les départs de feu. Ces moyens aériens n’ont pas vocation à remplacer les pompiers au sol, mais à soutenir leur action et à limiter l’extension de l’incendie.Une mutualisation européenne existe déjà. Faudrait-il aller plus loin et mieux l’adapter aux besoins des pays du nord de l’Europe ?Oui. Les moyens actuellement mutualisés ont été principalement pensés pour les réalités des pays méditerranéens ou des régions disposant de grandes étendues d’eau. Or les besoins de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Allemagne ou de la Pologne sont différents.La France dispose, par exemple, de Dash 8 QR400, des avions terrestres capables de larguer du retardant et qui ne dépendent donc pas d’un plan d’eau pour se ravitailler. Une mutualisation plus large devrait porter non seulement sur les appareils, mais également sur les compétences, la formation des pilotes et la coordination des équipes.La solution idéale ne repose donc pas sur un appareil unique, mais sur la complémentarité des moyens : des hélicoptères bombardiers d’eau pour intervenir rapidement, des avions terrestres capables de larguer du retardant, une détection plus précoce, des équipes spécialement formées et une coordination renforcée avec les pays voisins.François-Xavier nous fera l’honneur d’approfondir ce sujet brûlant lors de son prochain passage en Belgique. Il donnera une conférence au cours de laquelle il partagera son expérience de pilote d’avion-citerne au Canada et en Australie et nous fera découvrir le quotidien et les missions des équipages qui, depuis les airs, luttent contre les feux de forêt.

Actualités

Roland Vaxelaire – un adepte de Socrate « Connais-toi toi-même et tu connaîtras le monde »
1. Pouvez-vous décrire votre parcours en quelques mots ?Mon parcours n’a pas été linéaire. Après des études secondaires difficiles (nombreux redoublements), c’est en rejoignant la filière technique au Cardinal Mercier que j’ai retrouvé confiance en moi. J’ai ensuite réussi avec grande distinction mes études en sciences économiques à l’UCLouvain, ce qui m’a permis de participer à un programme d’échange MBA à Chicago.Ma carrière a ensuite été marquée par vingt années d’expériences riches au sein de grands groupes comme Nestlé et Danone, où j’ai exercé différentes responsabilités aux États-Unis, en France et en Belgique, jusqu’à devenir Directeur Général d’Alken-Maes. J’ai ensuite rejoint le groupe familial à la demande de carrefour lors de la reprise de GB, comme CEO de Carrefour Belgique, puis comme Directeur Qualité, Responsabilité et Risques du groupe Carrefour à Paris.Après ces années en entreprise, j’ai choisi d’entreprendre. Mais, j’ai réalisé que la consultance n’était pas mon point fort, raison pour laquelle je reste investisseur et administrateur dans le domaine du développement durable et de l’investissement à impact.En 2017, j’ai créé IFF Europe Belgique et lancé le Parcours-Tremplin afin d’aider les jeunes de 18 à 25 ans à trouver leur voie.2. Comment est née l’idée du Parcours-Tremplin ?L’idée du Parcours-Tremplin est née à la suite de ma participation au projet DREAM, lancé à l’époque par l’ICHEC. Ce programme permettait aux élèves de 5e et 6e secondaire de découvrir, le temps d’une journée, le métier de leur choix.L’idée est née d’un constat simple : aider les jeunes à découvrir un métier ne suffit pas s’ils ne se connaissent pas eux-mêmes, leurs talents, leurs motivations et leurs aspirations.Inspiré par la maxime de Socrate « Connais-toi toi-même », j’ai voulu créer un parcours centré sur la connaissance de soi. Après plusieurs tentatives, j’ai découvert l’approche d’IFF Europe à Angers, développée depuis plus de 30 ans. Convaincu par cette méthode, j’ai créé son équivalent en Belgique : IFF Europe Belgique, à l’origine du Parcours-Tremplin.3. Comment le programme a-t-il évolué et quels sont les défis actuels ?Nous avons adapté la méthodologie d’IFF Europe aux réalités belges. Aujourd’hui, nos principaux défis sont de mieux faire connaître le parcours, d’aider les jeunes à oser franchir le pas et de trouver les financements nécessaires à sa pérennité.La reconnaissance par les pouvoirs publics et le monde académique est également un enjeu important. C’est pourquoi nous travaillons à la création d’un Collectif des associations en orientation et à la réflexion autour d’une année de transition entre le secondaire et le supérieur.Après dix ans, nous devons aussi continuer à évoluer pour rendre les jeunes davantage acteurs de leur parcours.4. Qu’en retirez-vous personnellement ?La plus grande satisfaction est de voir la transformation des jeunes en quatre mois. Il y a un véritable «avant» et «après» : ils reprennent confiance, deviennent acteurs de leur vie et construisent un projet qui leur correspond. C’est une expérience profondément enrichissante.5. Votre titre de noblesse a-t-il eu un impact dans cette aventure ?C’est pour moi un non-sujet. Si mon parcours m’a permis de bénéficier d’un certain réseau, le Parcours-Tremplin est ouvert à tous, sans aucune distinction. Ce qui compte avant tout, ce sont les jeunes et leur potentiel.6. Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes ?La jeunesse est l’avenir de notre société et les temps sont difficiles pour eux plus que pour nous et donc nous devons les aider car ils n’ont plus de repères comme nous avions à l’époque que ce soit la nation, la religion, la famille. Nous leur devons de les aider en les guidant dans leurs choix et leur permettant de faire des choix qui leur correspondent. C’est que ce que nous essayons de leur donner au sein du parcours Tremplin !Aux jeunes, je dirais : prenez le temps de découvrir les expériences qui vous ont donné de la joie et de l’énergie et trouvez le projet qui vous permettront d’en vivre davantage. Ne cherchez pas à suivre le chemin des autres : trouvez le vôtre. N’oubliez pas que vous êtes uniques et avez tous des talents que vous ne connaissez peut-être pas encore mais qui sont là cachés. Osez les découvrir et les développer !P.S. : pour ceux qui sont intéressés ou connaissent des jeunes qui pourraient en bénéficier, n’hésitez pas à les mettre en contact avec l’association, le prochain Parcours débute le 28 septembre Parcours Tremplin;« A titre personnel, je ne peux que témoigner de la qualité de ce Parcours, de son fondateur et de l’équipe engagée à donner du sens à tout jeune en recherche, voire perdu ». Catherine de DorlodotParcours-Tremplin est toujours à la recherche de nouveaux soutiens. Si vous souhaitez les encourager, vous pouvez faire un don (déductible fiscalement au-delà de 40€) sur leur compte auprès de la Fondation Roi Baudouin BE10 0000 0000 0404 avec la mention structurée 019/0290/00056

François-Xavier Pinte : un parcours hors du commun
Les incendies qui ont frappé l’Europe ces derniers mois, notamment celui des Hautes Fagnes, rappellent que la Belgique n’est pas à l’abri des feux de forêt. Face à l’intensification de ces phénomènes et à la nécessité d’intervenir toujours plus rapidement, quels moyens notre pays doit-il mettre en place ? François-Xavier Pinte nous livre son regard sur les défis auxquels la Belgique devra se préparer.François-Xavier s’est passionné très jeune pour l’aviation. Après une formation de pilote au Québec, il a travaillé dans l’aviation de ligne, puis effectué des missions d’ambulance aérienne et de ravitaillement dans des zones de conflit, notamment pour des programmes liés aux Nations unies et à des ONG. Il s’est ensuite spécialisé dans la lutte aérienne contre les incendies. Il pilote aujourd’hui des Q400 Fire Tankers au Canada et en Australie. Il est également formé comme expert du comportement du feu et instructeur sur avion-citerne.L’incendie des Hautes Fagnes et les nombreux feux qui ont touché l’Europe cet été montrent que nos régions ne sont plus épargnées. Quels enseignements devons-nous tirer de ces événements ?Il faut se rendre à l’évidence : la Belgique ne dispose pas encore d’une doctrine nationale cohérente pour faire face à ce nouveau risque. Nous n’avons aujourd’hui ni l’appui aérien nécessaire ni suffisamment de pilotes spécialement formés à la lutte contre les feux de forêt.Nos pompiers au sol sont très compétents et bien équipés, mais les moyens aériens qui devraient soutenir leur action font encore défaut. Or ceux-ci sont indispensables pour ralentir la progression du feu et éviter qu’il ne prenne rapidement de l’ampleur.Tu insistes sur la nécessité pour la Belgique de se préparer dès maintenant. Quelles devraient être les priorités : la formation, la coordination des secours, le choix des appareils ou encore la détection précoce des départs de feu ?Une priorité serait de définir sur papier une doctrine nationale cohérente, validée par les autorités compétentes et partagée par l’ensemble des services concernés.La mise en place d’une protection aérienne fiable et d’un niveau de compétence suffisant pourrait prendre près de cinq ans. La Belgique dispose d’excellents pilotes, mais la lutte aérienne contre les incendies est une discipline très particulière, qui exige une formation conséquente. La formation des pilotes et la coordination entre les équipages et les équipes au sol doivent donc commencer dès maintenant.Tu évoques également la mise en place d’une “veille citoyenne”. En quoi consisterait-elle concrètement ?Un départ de feu détecté et pris en charge dans les trente premières minutes a beaucoup plus de chances d’être maîtrisé.Des pilotes volontaires d’ULM, de paramoteurs, de planeurs, d’hélicoptères ou de petits avions pourraient être formés à reconnaître un départ de feu et à le signaler immédiatement par un canal clairement défini. Ils deviendraient ainsi les yeux des services de secours.Même si, en Belgique, les conditions les plus critiques se concentrent encore sur un nombre limité de journées par an, la sensibilisation et la formation de ces observateurs permettraient d’augmenter considérablement nos capacités de détection.Tu expliques qu’un Canadair ne serait pas nécessairement la solution la plus adaptée à la Belgique. Quels moyens aériens faudrait-il privilégier dans notre pays et, plus largement, dans le nord de l’Europe ?Le Canadair doit pouvoir écoper sur une étendue d’eau suffisamment longue, dégagée et située à proximité de l’incendie. Les possibilités sont très limitées en Belgique. Les lacs de l’Eau d’Heure pourraient éventuellement convenir, mais uniquement pour des feux situés dans leur voisinage.Il faudrait plutôt disposer d’avions terrestres capables de larguer du retardant, ainsi que d’hélicoptères bombardiers d’eau pouvant intervenir rapidement sur les départs de feu. Ces moyens aériens n’ont pas vocation à remplacer les pompiers au sol, mais à soutenir leur action et à limiter l’extension de l’incendie.Une mutualisation européenne existe déjà. Faudrait-il aller plus loin et mieux l’adapter aux besoins des pays du nord de l’Europe ?Oui. Les moyens actuellement mutualisés ont été principalement pensés pour les réalités des pays méditerranéens ou des régions disposant de grandes étendues d’eau. Or les besoins de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Allemagne ou de la Pologne sont différents.La France dispose, par exemple, de Dash 8 QR400, des avions terrestres capables de larguer du retardant et qui ne dépendent donc pas d’un plan d’eau pour se ravitailler. Une mutualisation plus large devrait porter non seulement sur les appareils, mais également sur les compétences, la formation des pilotes et la coordination des équipes.La solution idéale ne repose donc pas sur un appareil unique, mais sur la complémentarité des moyens : des hélicoptères bombardiers d’eau pour intervenir rapidement, des avions terrestres capables de larguer du retardant, une détection plus précoce, des équipes spécialement formées et une coordination renforcée avec les pays voisins.François-Xavier nous fera l’honneur d’approfondir ce sujet brûlant lors de son prochain passage en Belgique. Il donnera une conférence au cours de laquelle il partagera son expérience de pilote d’avion-citerne au Canada et en Australie et nous fera découvrir le quotidien et les missions des équipages qui, depuis les airs, luttent contre les feux de forêt.

Out of the box : Quand l’école se réinvente autrement
Plutôt le gai savoir que la couette ? La Baronne Diane Hennebert et Pauline Berghmans, épouse du Baron Werner de Giey, dirigent Out of the Box, un atelier de pédagogie créative destiné aux jeunes en décrochage scolairePouvez-vous décrire en quelques mots votre parcours ?Diane travaille depuis longtemps dans le monde des arts, de l’architecture et du patrimoine, notamment pour la Fondation Boghossian où elle a monté et suivi des programmes pédagogiques en Arménie et au Liban. C’est dans ce contexte que l’écrivain et académicien Amin Malouf lui a recommandé de s’intéresser à la situation des jeunes en Belgique.Diane a alors découvert une étude comparative des systèmes scolaires européens (2014), menée par Etienne Denoël pour McKinsey. Les chiffres indiqués pour la Belgique francophone l’ont sidérée : près de 30 % des élèves en décrochage scolaire — en incluant les jeunes en maladie de longue durée — et près de 35 % des cours qui dans le secondaire ne sont pas donnés, les enseignants étant absents parfois pour de longues périodes. Par ailleurs, les raisons du décrochage et les milieux sociaux ou culturels touchés par ce problème sont très multiples. Un véritable électrochoc.En 2015, elle décide de réagir en créant une école pas comme les autres, un lieu où l’on réapprend à aimer apprendre, loin des méthodes traditionnelles. Son constat est simple : pour transmettre des savoirs et le goût d’apprendre, il faut donner aux jeunes confiance en eux dans un cadre bienveillant et de qualité, à travers des ateliers et des activités créatives, ludiques et porteuses de sens.La crise du Covid n’a fait qu’accentuer le problème du décrochage scolaire. S’il touchait auparavant majoritairement les garçons de 16 à 18 ans (70 à 80 % des cas), il concerne désormais autant les filles. Et plus inquiétant : les jeunes décrochent de plus en plus tôt, souvent à partir de 12 – 13 ans.Pauline, de son côté, vient du monde de l’enseignement. Après plusieurs années à Argenteuil, elle a rejoint Out of the Box il y a cinq ans avec l’envie de s’investir dans une structure plus flexible et dont les résultats sont reconnus. Depuis 2025, elle a pris la direction de l’école et s’y consacre pleinement.Quel est le projet d’Out of the Box ?L’ambition d’Out of the Box est de redonner le goût d’apprendre à des jeunes de tous horizons, quels que soient leur parcours ou leurs difficultés, en dehors d’un cadre scolaire classique. Mais pour les convaincre de quitter leur couette le matin, il convient de leur proposer un programme attrayant, joyeux et stimulant. C’est ce qu’on appelle le gai savoir à Out of the Box.Si Out of the Box mise sur l’importance de la qualité (équipements, encadrement, repas, activités, visites et rencontres), toute visée élitiste est ici refusée. En revanche, la mixité socio-culturelle, le respect des différences de chacun et la diversité de chaque parcours sont valorisés. Les jeunes concernés ont souvent traversé des situations difficiles, des problèmes psychologiques et vivent parfois avec des moyens très réduits. Mais en évoluant dans un environnement stimulant et encadrés par des adultes bienveillants, on observe qu’ils prennent confiance en eux et en l’avenir. Le soin apporté à leur cadre de vie participe pleinement à cette philosophie : la beauté d’un cadre où l’art est présent inspire un sentiment d’importance, de respect et d’estime de soi.Les trajectoires qui y naissent sont parfois spectaculaires. Certains jeunes sont passés d’une lourde médication à des études de haut niveau, dont une thèse de doctorat en physique ou des masters dans différentes disciplines universitaires. Beaucoup possèdent de réels talents mais sans suivi scolaire classique ou dans le cadre d’une école privée de jury central, il leur est impossible d’obtenir ce fameux CESS qui leur ouvre les portes à des formations supérieures. Face à cette situation et depuis 2023, grâce au soutien de généreux de parrains et marraines, Out of the Box se consacre désormais à préparer les jeunes aux épreuves du jury central tout en conservant son ADN et une accessibilité aux jeunes à faibles moyens : une pédagogie innovante et hors des sentiers battus où il ne faut jamais “assassiner Mozart” !À qui s’adresse Out of the Box ?Les candidatures affluent — entre 20 et 30 par jour — et reflètent une grande diversité de profils : genres et milieux, niveaux scolaires variés, personnalités introverties ou extraverties, parcours de vie très différents. Seuls les jeunes confrontés à des addictions sévères, à des troubles psychiatriques ou physiques trop lourds ne peuvent être accueillis, faute de compétences appropriées de l’équipe.Chaque année, quelques places sont réservées à des mineurs étrangers non accompagnés, souvent ignorants des modèles belges et ne pratiquant pas le français. Mais dans le contexte « familial » de Out of the Box, ils sont perçus comme des modèles de résilience et de courage par les autres élèves.La sélection se fait après une rencontre avec les proches, l’analyse d’un dossier de candidature et un entretien individuel. L’école ne dispose que de 30 places par an. Le minerval est adapté aux moyens de chaque famille, allant de 0 à 450 euros par mois. Le complément est financé par des parrains et marraines qui soutiennent les besoins pédagogiques du projet, sachant que les frais de fonctionnement sont entièrement assumés par la structure elle-même.Bien qu’elle ne soit pas subsidiée, l’école est reconnue depuis 2023 par la Fédération Wallonie-Bruxelles comme projet pilote officiel de lutte contre le décrochage scolaire, ce qui permet aux jeunes d’y conserver leur statut d’élève à part entière.Les parents jouent également un rôle essentiel dans la réussite du parcours. Tous les quinze jours, ils sont invités à participer à des ateliers de réflexion et de partage sur les questions liées à l’éducation et à leurs inquiétudes. Ces moments de partage se prolongent lors des bilans organisés deux fois par an pour chaque jeune. Une évaluation réciproque est analysée lors de ces bilans individuels et en présence des parents, car si l’école évalue les jeunes, les jeunes en évaluent également le fonctionnement.Enfin, les pédagogues qui encadrent les jeunes sont sélectionnés selon leur ouverture d’esprit, leur flexibilité, leur bienveillance, leur humour et leur curiositéen en plus de leurs compétences dans la transmission de savoirs. Autrement dit, leur mission dépasse largement le cadre de l’enseignement : ils accompagnent, relancent, inspirent et ouvrent les jeunes à de nouvelles découvertes.Que vous apporte ce projet ?Depuis dix ans, voir tant de jeunes s’épanouir et se lancer dans la vie avec une énergie renouvelée correspond aux plus beaux cadeaux qu’on puisse recevoir. Ce qui me touche aussi et me motive, c’est de constater que les jeunes qui ont suivi le programme de Out of the Box, il y a parfois plusieurs années, reviennent souvent, nous font partager leurs succès et continuent à nous considérer comme des membres de leurs familles. Par ailleurs, ces jeunes nous obligent toujours à nous remettre en question, à nous adapter et à apporter toujours plus de créativité au programme, malgré les contraintes du jury central. Une excellente façon de ne pas vieillir trop vite !Enfin, j’ai beaucoup de gratitude pour tous ceux qui nous entourent et nous aident à poursuivre ce projet qui répond à sa manière à un réel besoin social et sociétal.Votre anoblissement/appartenance à la noblesse est-il/elle un atout, une charge ou un non-sujet ?Chaque humain a besoin de reconnaissance et un anoblissement en est une. Même si elle était pour moi une vraie surprise, je l’ai acceptée avec émotion et fierté. Mais je ne pense pas que cela modifie ma manière de vivre, de penser et d’agir.Quel message souhaitez-vous transmettre, notamment aux plus jeunes ?En entrant dans un moule, on devient une tarte ! Autrement dit, même si vous vous sentez différent, n’essayez pas de ressembler à un autre que vous-même. Au contraire, entretenez votre différence, enrichissez-la et faites-en un véritable atout, sans perdre de temps.Allez, en piste !Nous remercions Catherine de Dorlodot pour cet interview

Du bout du monde au tapis de yoga.
Camille van Havre a 29 ans. Ses remises en question et sa passion pour la compréhension de soi la mènent à commencer des études de logopédie en 2016 à l'Institut Libre de Marie Haps. Elle y apprend à poser un cadre thérapeutique, à comprendre de mieux en mieux l'importance de la communication avec autrui et à observer le monde qui l'entoure.La vie la mettant à l'épreuve, le yoga vient toquer à sa porte : elle débute une formation de 200h en 2018 avec Yogalife, en parallèle de ses études de logopédie. Une fois ses études terminées, elle part voyager seule pendant 7 mois en Amérique latine, une expérience marquante qui vient nourrir son rapport à elle-même et au monde.De retour, elle poursuit son approfondissement du yoga : elle retourne à sa formation de base comme assistante, puis se forme au Yin yoga (50h, en ligne) pour élargir sa pratique et son enseignement. Plus récemment, elle part en Inde pour une retraite, une expérience qui vient nourrir et ancrer encore davantage sa compréhension du yoga.Aujourd'hui, cela fait 7 ans qu'elle donne des cours de yoga et partage cette philosophie. C'est avec cette même curiosité et cette envie de transmettre qu'elle rejoint ANRB à partir de septembre.Philippe de Potesta : Bonjour Camille, vous allez donner des cours de yoga à l’ANRB. Pouvez-vous nous dire à qui s’adresse ces cours et s’il faut une bonne condition physique pour les suivre ?Camille van Havre : Les cours seront des cours de Hatha Yoga, Une pratique plus dynamique dans laquelle vous trouverez un mélange entre méditation, enchainements de postures et relaxation. Je vise une approche où chaque rythme est le bienvenu. Il ne faut pas nécessairement avoir une bonne condition physique pour venir expérimenter mes cours de yoga. Simplement une curiosité d’apprendre davantage sur soi d’un point de vue physique et émotionnel. Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Le yoga ne se résume pas qu’à faire des exercices physiques sur son tapis. C’est une réelle philosophie de vie qui nous permet de mieux conscientiser notre état intérieur et de trouver un équilibre. Ma mission est de vous offrir un espace sécurisant et authentique dans lequel je vous accueille comme vous êtes pour vous accompagner vers une meilleure conscience de vous-même, tant au niveau corporel, qu’émotionnel. Le tout pour trouver votre équilibre.Philippe de Potesta : Pouvez-vous me préciser la philosophie que vous désirez appliquer à votre enseignement du yoga ?Camille van Havre : Quand je repense à ce voyage, je le ressens comme une expérience libératrice. J'ai eu la chance de découvrir d'autres cultures, d'autres modes de vie, d'autres philosophies, de rencontrer des personnes des quatre coins du monde, et surtout, d'approfondir mon lien avec moi-même, mes valeurs et ma place dans le monde.Ce voyage m'a permis d'expérimenter, de voir autre chose, et il continue aujourd'hui de nourrir la personne que je suis. Il m'a aidée à construire qui j'ai envie d'être au quotidien, et il m'a fait comprendre l'importance pour moi de pouvoir partager mes expériences et d'accompagner les autres avec les outils du yoga et d’autres outils.Philippe de Potesta : En vous remerciant d’avoir répondu si aimablement à ces questions Camille, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter également une belle expérience de yoga dans les locaux de l’ANRB !Nous remercions Monsieur Philippe de Potesta pour cette interview

Bourses d’Études 2026–2027
1. Études en Belgique Solidaritas accorde chaque année des bourses à des étudiants de la noblesse belge inscrits dans une université ou un institut d’enseignement supérieur en Belgique. La demande doit inclure :☛ Une lettre de motivation ;☛ Une attestation de réussite 2025–2026 ;☛ Un certificat d’inscription 2026–2027 ;☛ Des informations sur les revenus des parents.Les bourses sont prioritairement attribuées aux familles aux revenus les moins élevés.2. Études avancées à l’étranger ou dans des institutions internationales en BelgiqueSolidaritas accorde aussi chaque année des bourses à des étudiants de la noblesse belge qui ont déjà obtenu un premier diplôme pour des projets d’études de haut niveau ou innovantes (master complémentaire, doctorat, écoles d’art, stages, etc.) à l’étranger ou dans des institutions internationales en Belgique. Le candidat doit fournir :☛ La preuve d’admission ;☛ Un plan de financement détaillé incluant toutes les aides obtenues (bourses publiques ou privées, aide familiale, moyens propres, etc …).Le rôle de Solidaritas sera toujours supplétif. Ces bourses ne remplacent pas les anciennes bourses à finalité principalement sociale, elles s’y ajoutent. Elles sont destinées également à des familles et des étudiants qui éprouvent des difficultés à financer leur projet, chaque cas faisant l’objet d’une analyse individuelle. Le nombre et le montant des bourses octroyées seront calibrés en fonction des moyens de Solidaritas.Les bénéficiaires des bourses avancées peuvent être mentionnés publiquement, sauf demande contraire. Tous les renseignements fournis par les demandeurs sont strictement confidentiels.Date limite pour les demandes : 15 octobre 2026 uniquement par email à solidaritas@anrb-vakb.beResponsables : Chevalier Pierre de Donnea de Hamoir, Baron Henry d’Anethan
Événements
Comité du Limbourg : après-midi intergénérationnel au Château de Widooie
Le Comité provincial du Limbourg a le plaisir de vous inviter à un après-midi intergénérationnel le dimanche 6 septembre 2026, au Château de Widooie.Dans un cadre convivial et familial, deux activités seront proposées au choix : un parcours multi-activités pour petits et grands (pont de singe, tir à l’arc, kicker géant, etc.) ou une conférence du baron Claude de Villenfagne de Vogelsanck consacrée à la transmission des valeurs. Les participants auront également l’occasion de découvrir le nouvel arboretum. L’après-midi se clôturera autour d’un goûter.
Yoga : premier cours découverte (NEW)
Dès le mois de septembre, l’ANRB vous proposera des cours de hatha yoga animés par Camille van Havre, à raison de deux mercredis par mois à 19h.Bien plus qu’une simple pratique physique, le yoga est une véritable philosophie de vie qui invite à retrouver un équilibre entre le corps et l’esprit. Les séances de hatha yoga combineront postures, respiration, méditation et relaxation dans une approche accessible à tous, débutants comme initiés.Une belle occasion de prendre un moment pour soi dans un cadre convivial et apaisant.
Weekend International 35+ du 11 au 13 septembre 2026 à Neuchâtel
L’AFS (CILANE Suisse) organise un Weekend International 35+ du 11 au 13 septembre 2026 à Neuchâtel, en Suisse. Au programme : cocktail dînatoire, visite du château de Grandson, bal à l’Hôtel DuPeyrou, découvertes culturelles et brunch à la Villa Castellane. Une belle occasion de rencontrer des membres venus de différents pays dans un cadre convivial et élégant.

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Le grand hall
Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.
Le salon des jeunes
Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».
Les salles de réunion
En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.
La salle à manger
Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.
Le salon chinois
Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.
Le salon bibliothèque
Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.
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