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26/03/2026

Toronto, terre d’opportunités pour un jeune professionnel

Je m’appelle Arnould de Potesta de Tornaco, j’ai 29 ans et je travaille aujourd’hui comme Manager de l’équipe recrutement chez Bain & Company à Toronto. Mon parcours au Canada a commencé en juin 2024, lorsque j’ai décidé de quitter Bruxelles pour tenter l’aventure nord-américaine. C’était mon rêve depuis que je suis enfant d’aller vivre en Amérique et jusqu’à présent je suis très satisfait de ce déménagement.

2. La vie à Toronto

Toronto m’a sincèrement surpris. Avant d’y déménager, je connaissais peu la ville. Pourtant, il s’agit de la troisième plus grande ville d’Amérique du Nord, après New York et Los Angeles. La première chose qui frappe est le niveau de vie. Je bénéficie ici d’un confort et d’une sécurité nettement supérieurs. La ville est propre et organisée. Le sentiment de sécurité est réel, y compris en centre-ville. J’habite dans le centre, dans une tour avec services — salle de sport, terrasse, espaces communs, barbecue, etc. Ce type d’immeuble est très courant ici et participe à une qualité de vie urbaine moderne et pratique.

Toronto est aussi une capitale culinaire. Avec plus de 8 000 restaurants, on peut littéralement faire le tour du monde sans quitter la ville. Les soins de santé sont excellents et pris en charge par le système public. Il n’y a pas de paiement à effectuer chez le médecin. Les hôpitaux de Toronto figurent parmi les mieux classés au monde, notamment l’hôpital pour enfants, reconnu internationalement comme le meilleur du monde.

Le climat offre de vraies saisons. L’été est chaud et ensoleillé pendant plusieurs semaines. On profite alors du lac Ontario (grand comme la Belgique), des plages et des Toronto Islands — un archipel sans voiture situé face au centre-ville à 15 min en bateau, idéal pour le vélo, le tennis et les activités en plein air. L’automne est spectaculaire avec ses couleurs jusqu’à fin octobre. L’hiver est froid et sec, comparable à un climat de montagne. Il faut s’adapter : bon manteau, bonnes chaussures, et humidificateur à la maison pour compenser l’air sec.

Les infrastructures publiques sont remarquables : parcs entretenus, piscines extérieures, terrains de sport, golfs municipaux, installations accessibles à tous et gratuitement. Pour affronter l’hiver, un réseau souterrain de 30 kilomètres permet de circuler en centre-ville à l’abri du froid, avec restaurants, commerces, cabinets médicaux et services variés.

Enfin, la diversité est l’une des plus grandes forces de Toronto. Une large partie de la population est immigrée ou leurs parents l’étaient. Cela crée une énergie particulière : les gens sont venus ici pour avoir une vie meilleure. La protection sociale étant limitée, il n’y a pas de place pour des profiteurs. La culture dominante valorise l’effort, la responsabilité individuelle et l’ambition. Cette mentalité crée une société dynamique, entreprenante et tournée vers l’avenir. La ville est en croissance permanente : nouveaux immeubles, chantiers, arrivée massive de résidents chaque année. Cette expansion constante contraste avec la mentalité à laquelle j’ai été habitué en Belgique, qui est plus stagnante ou nostalgique.

3. Les opportunités professionnelles

Je suis arrivé grâce à un PVT, un visa d’un an qui offre un permis de travail ouvert. Concrètement, cela signifie que l’on peut travailler pour n’importe quel employeur sans avoir besoin de parrainage. Sur le plan professionnel, il est courant de commencer par un poste qui n’est pas idéal afin d’obtenir une première expérience canadienne. Cette étape est importante, car le marché valorise fortement l’expérience locale. Une fois cette crédibilité acquise, les opportunités se multiplient. À noter également que le fait de parler français est un réel atout pour trouver du travail en Ontario et également avoir sa résidence permanente. Le système professionnel est globalement plus méritocratique qu’en Belgique. La performance est rapidement reconnue et récompensée. Les promotions et augmentations peuvent intervenir plus vite, à condition de délivrer des résultats. Le revers de la médaille est qu’il faut performer, et l’on est plus vite sur la sellette si on ne délivre pas les résultats attendus. Le travail prend donc une part plus importante dans votre vie, et il est plus difficile de déconnecter, même en vacances.

Les salaires d’entrée ne sont pas toujours nettement supérieurs à ceux de la Belgique, et le coût de la vie — notamment le logement — peut être bien plus élevé. Un jeune diplômé peut parfois avoir un pouvoir d’achat inférieur à un Belge. Cependant, la trajectoire salariale à moyen et long terme est souvent plus rapide. Après quelques années, l’écart devient significatif et la qualité de vie s’améliore sensiblement pour les Canadiens.

En résumé, Toronto combine sécurité, diversité, croissance économique et méritocratie. Pour un jeune professionnel, c’est un environnement idéal pour accélérer sa carrière mais également y vivre agréablement. Le PVT est une excellente porte d’entrée, mais la clé du succès réside dans l’anticipation administrative et la volonté de s’intégrer pleinement dans un système qui valorise l’effort.


Propos recueillis par Philippe de Potesta

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